lundi 19 avril 2010

M.BEER : RÉFORMEZ VOS CONSEILS D’ÉTABLISSEMENT



Dans chaque école primaire genevoise siège un conseil d’établissement composé de parents d’élèves, de professeurs, de directeurs d’établissements et de représentants communaux.

Très beau concept de donner des responsabilités dans le cadre de la gestion des établissements scolaires genevois aux parents d’élèves ainsi qu’au corps enseignant ; mais comme dans tous projets il est temps de mettre à jour les failles qui risquent de mettre en péril cette belle aventure…

Le premier élément est de taille, tant il est flagrant :

Les Conseils d’établissement des écoles primaires du canton n’ont aucune cohésion et sont basés sur la division au niveau communal comme cantonal.

Sur une commune il peut y avoir plusieurs écoles primaires et dans chacune d’entre elles, un conseil d’établissement, sans pour autant qu’il y ait une collaboration entre les membres de ces différents conseils scolaires pourtant tous au sein de la même commune.

Au niveau cantonal, c’est encore plus criant, le DIP a créé des dizaines de conseils d’établissements sans jamais donner l’impulsion pour qu’une collaboration ait lieu dans le but que des projets cantonaux soient mis en place à la demande des membres de ces conseils.

Le principal problème auquel les membres de ces conseils d’établissement sont confrontés, est que leur pouvoir d’action est restreint au strict minimum et que dans ce contexte il est impossible de mettre sur pied des projets communaux qui concerneraient toutes les écoles d’une Commune ou plus globalement du Canton.

Prenons un exemple concret :

Un conseil d’établissement souhaiterait qu’un programme contre la violence scolaire soit mis en place dans l’école dans laquelle il siège, suite à des actes de violences commis par certains élèves ; même si ce projet est accepté et est appliqué dans l’école en question, n’aurait-il pas été plus judicieux de pouvoir communiquer avec les autres membres des conseils d’établissement qui représentent les écoles présentent sur la commune, dans le but de mettre en place un projet Communale …?

Plus largement cette collaboration entre les membres du conseil d’établissement devrait s’étendre dans tout le canton, dans le but d’avoir des échanges d’informations et mettre en place des projets communs.

La solution est simple :

La création de Conseil d’établissement dans chaque école primaire doit déboucher sur des Conseils d’établissements au niveau Communal et Cantonal.

Pour cela, Les membres des divers conseils d’établissement doivent élire un représentant des parents d’élèves et un autre du corps enseignant, pour qu’ils siègent dans des Conseils d’établissement communaux qui pourraient s’appeler des Commissions scolaires Communales.

Les membres des Commissions scolaires Communales doivent à leur tour élire leurs représentants pour qu’ils siègent dans une unique Commission scolaire Cantonale.

Le Conseiller d’Etat en charge du D.I.P, M.Beer, doit siéger dans cette Commission scolaire Cantonale, car l’objectif premier doit être que les demandes des parents d’élèves et des enseignants soient entendues, prises en compte et appliquées par la Direction du D.I.P.

Actuellement, de nombreux projets proposés par des membres de Conseils d’établissements sont rejetés, au regard du manque de pouvoir d’action de ces conseils ; voilà qui démontre à quel point il est temps de les réformer pour qu’un minium d’actions puissent être menées en faveur de l’amélioration des conditions de travail des élèves.

En créant des Conseils d’établissements primaires sur le canton de Genève, M.Beer a souhaité donner la parole aux parents d’élèves ainsi qu’aux enseignants ; mais on se rend vite compte que malheureusement ce projet manque d’ambition et que les membres de ces Conseils d’établissement ont bien peu de pouvoir et d’outil pour faire avancer la condition des élèves.

Si les Conseils d’établissement n’évoluent pas vers plus d’ouverture et de collaboration, il sera difficile de mobiliser les parents d’élèves autour de ce projet et encore plus dur de trouver des enseignants et des parent qui souhaiteront affilier leur nom à l’inaction et au manque d’ambition…

Les membres des Conseils d’établissements n’étant pas rémunérés et n’ayant aucun véritable pouvoir sur le cours des choses, il est fort probable qu’avec le temps seuls les parents ou enseignants qui voient dans ces conseils d’établissement la possibilité d’accéder à de petites responsabilités accompagnées d’un « titre de noblesse » qu’ils pourront faire valoir dans leur CV ou activité politique-associative présentes ou futurs, continuent à y siéger avec une efficacité nulle et non avenue !!!

1 commentaire:

  1. http://halteaumur.blog.tdg.ch/

    venez voir quel est le vrai visage du M.U.R

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